NOURRIR VOTRE CHEVAL

CE QU’IL FAUT SAVOIR

 

  • Choisissez un régime varié

Votre cheval se nourrit à la fois d’herbe (s’il a la chance de disposer d’un pré), de fourrages (foin, paille…), d’aliments concentrés (grains de céréales en l’état ou aliments élaborés contenant céréales, tourteaux, co-produits, minéraux, vitamines…) et de certains fruits et légumes dont il est souvent très friand (pommes, carottes…)

  • Mettez votre cheval au pré, mais pas n’importe comment

Lorsqu’il est au pré, votre cheval mange beaucoup d’herbe : on sait qu’il peut en ingurgiter jusqu’à 100 kg par jour. Cependant, le calcul de la quantité absorbée n’est que de peu d’utilité : ce qui compte avant tout, c’est l’état général de l’herbe. Il suffit qu’elle soit de qualité moyenne pour contenir tout ce qui est nécessaire au développement du cheval. Il faut cependant être très vigilant sur l’entretien d’une prairie dans laquelle se trouvent des chevaux. Nomades dans l’âme, ils ont l’habitude d’être très sélectifs dans le choix de l’herbe. Au bout d’un certain temps, ils auront mangé une partie de l’herbe jusqu’aux racines et laissé une autre partie sans y toucher. La surface réellement utilisable se trouvera rapidement divisée par deux. Pour la gestion d’une prairie à long terme, il est indispensable de la diviser en parcelles. Lorsque c’est possible, il est également fortement conseillé de mettre des vaches dans les prairies. Le fait d’avoir deux espèces sur le même terrain va l’enrichir et empêcher sa dégénérescence.

  • Ne négligez jamais le fourrage

Prenez toujours soin de donner suffisamment de fourrage (herbes, foin, paille) à votre cheval… Pendant l’hiver, l’herbe ne pousse plus, mais heureusement le surplus de l’herbe provenant de la poussée printanière peut être conservé et stocké sous forme de foin. Lorsqu’il est conservé au sec, on peut le garder plusieurs années. Un bon foin n’est pas poussiéreux et sent bon. Attention : le préfané que l’on trouve en grosses balles emballées n’est pas du foin… Il possède toutes les substances présentes dans le foin mais il n’y a plus de vitamines, suite à l’acidification gage de la conservation. Vous pouvez également compléter son alimentation par une supplémentation, notamment pour les chevaux en croissance avec des produits comme le Lehring Osteosin PCA, qui soutient leur métabolisme osseux. 

  • Laissez-le prendre son temps

Il faut laisser à votre cheval le temps de manger, de bien mâcher. La base de la ration doit être constituée d’aliments grossiers riches en cellulose et pauvres en énergie directement assimilable (herbe, foin, paille). Le cheval est ainsi obligé de mâcher longtemps et de bien imprégner le bol alimentaire avec la salive. Il lui faut environ 45 min pour manger un kilo de foin et 20 min pour un kilo de céréales.

  • Sachez évaluer sa ration

Chaque cheval étant unique, il n'y a pas de recette valable pour tous les chevaux. Pour bien nourrir un cheval ou un poney, il faut prendre en compte sa race, son âge, son poids, son activité journalière, la saison et la qualité de l'alimentation. Voici un tableau indicatif qui pourra vous servir de base…

Niveau d’activité Aliments Cheval ou poney de 300 kg Cheval de 450 kg  Cheval de 600 kg
  Léger Foin de pré 4 kg/jour 5 kg/jour 4 kg/jour
Granulés 2 kg/jour 3 kg/jour 2 kg/jour
  Moyen Foin de pré 4 kg/jour 5 kg/jour 4 kg/jour
Granulés 3 kg/jour 3,5 kg/jour 2 kg/jour
  Soutenu Foin de pré 4 kg/jour 5 kg/jour 4 kg/jour
Granulés 3,5 kg/jour 4,5 kg/jour 2 kg/jour

 

Connaître quelques astuces

Pensez à ne pas nourrir directement votre cheval sur le sable ou sur la terre afin d'éviter les « coliques de sable ». S’il se montre un peu « glouton », mettez des morceaux de pierre à sel dans la mangeoire pour freiner son appétit. Et, pour ne pas perturber le début de sa digestion, évitez de le faire travailler dans l’heure qui suit la distribution de nourriture.

Faites le ronger

On a tendance à l’oublier, mais le cheval est aussi un « rongeur ». Il adore surtout ronger le bois et les branches à certaines périodes de l’année, en particulier en automne. Auparavant, les prairies étaient toujours bordées de haies et les animaux pouvaient donc facilement complémenter leur ration en mangeant dans les haies. Il est très intéressant de donner des branches et des tailles d’arbres aux chevaux qui en raffolent. Prudence, car tous les arbres de conviennent pas. Il faut proscrire tout ce qui est exotique, ornemental et conifère. Les noisetiers, saules, aubépines, frênes, arbres fruitiers ne posent aucun problème. N’oubliez pas non plus des plantes comme les orties et les charbons qui, une fois fauchées et un peu séchées, sont des aliments très appréciés.

BON À SAVOIR

Faites attention aux dents de votre cheval, surtout ses molaires qui jouent le rôle d’une véritable râpe. En cas d’obstacle au frottement, il peut y avoir une diminution très importante de la digestibilité des aliments. La qualité de la mastication est très facile à mettre en évidence par l’examen des crottins. Si les grains repassent non digérés, c’est que le cheval ne mâche pas bien.